Vitamine D : Le Guide Complet 2026 (Dosage, Carence, Sources)
Tout savoir sur la vitamine D : rôles dans l'organisme, signes de carence, dosage optimal, sources alimentaires et soleil, D2 vs D3. Le guide scientifique complet.

La vitamine D est unique : c’est la seule vitamine que notre corps peut fabriquer grâce au soleil. Pourtant, 80% des Français sont en insuffisance. Ce guide vous explique tout ce qu’il faut savoir sur cette vitamine essentielle.
Pour des réponses rapides aux questions courantes, consultez notre FAQ complète sur la vitamine D. Si vous cherchez le meilleur produit, découvrez notre comparatif des meilleures vitamines D3.
Qu’est-ce que la Vitamine D ?
La vitamine D est une pro-hormone liposoluble essentielle à de nombreuses fonctions de l’organisme. Contrairement aux autres vitamines, elle peut être synthétisée par la peau sous l’effet des rayons UVB du soleil.
Les deux formes principales :
- Vitamine D2 (ergocalciférol) : origine végétale (champignons, levures)
- Vitamine D3 (cholécalciférol) : origine animale ou synthèse cutanée
La D3 est 2 à 3 fois plus efficace pour augmenter le taux sanguin et reste plus longtemps dans l’organisme.
Les Rôles de la Vitamine D dans l’Organisme
1. Santé Osseuse
C’est le rôle le plus connu et le mieux documenté de la vitamine D, découvert dès le début du XXe siècle lors de l’étude du rachitisme infantile. La vitamine D favorise l’absorption intestinale du calcium de manière spectaculaire, multipliant par 2 à 4 le taux d’absorption comparé à une situation de carence : sans vitamine D, seulement 10 à 15% du calcium alimentaire traverse effectivement la paroi intestinale pour rejoindre la circulation sanguine, alors qu’avec des niveaux optimaux de vitamine D, ce taux grimpe à 30-40%, voire 60% chez les personnes ayant des besoins accrus comme les femmes ménopausées. La régulation du métabolisme phosphocalcique s’exerce via l’action de la forme active de la vitamine D (calcitriol) sur les cellules intestinales, rénales et osseuses, orchestrant finement les concentrations sanguines de calcium et de phosphore pour maintenir l’homéostasie minérale indispensable à de nombreuses fonctions cellulaires au-delà de la santé osseuse. La stimulation de la minéralisation osseuse résulte directement de l’augmentation des concentrations en calcium et phosphore disponibles, ces minéraux se déposant sous forme de cristaux d’hydroxyapatite dans la matrice osseuse sécrétée par les ostéoblastes, assurant la solidité et la résistance mécanique du squelette. La prévention de l’ostéoporose et des fractures constitue un enjeu majeur de santé publique, particulièrement chez les personnes âgées : de nombreuses études d’intervention ont démontré qu’une supplémentation en vitamine D associée à du calcium réduit de 15 à 30% le risque de fractures de la hanche et du poignet chez les seniors, les bénéfices étant d’autant plus marqués que le statut initial en vitamine D était bas.
2. Système Immunitaire
La découverte relativement récente du rôle immunomodulateur de la vitamine D a révolutionné notre compréhension de cette molécule, la faisant passer du statut de simple vitamine osseuse à celui d’hormone régulatrice du système immunitaire. La vitamine D active les lymphocytes T et les macrophages en se liant à des récepteurs nucléaires (VDR - Vitamin D Receptor) présents dans ces cellules immunitaires, déclenchant l’expression de gènes impliqués dans la prolifération, la différenciation et l’activité antimicrobienne de ces défenseurs de première ligne contre les pathogènes. La stimulation de la production de peptides antimicrobiens, notamment les cathélicidines et les défensines, constitue un mécanisme d’action direct contre les bactéries, virus et champignons : ces molécules créent des pores dans les membranes des microorganismes pathogènes et activent le système immunitaire inné, expliquant pourquoi les personnes carencées en vitamine D présentent une vulnérabilité accrue aux infections. La régulation de la réponse inflammatoire représente un équilibre délicat que la vitamine D aide à maintenir : elle stimule l’immunité innée nécessaire pour combattre les infections tout en modulant l’immunité adaptative pour éviter les réactions auto-immunes excessives et l’inflammation chronique délétère. La réduction du risque d’infections respiratoires, particulièrement en hiver quand les niveaux de vitamine D sont au plus bas, a été confirmée par une méta-analyse majeure de 2017 portant sur 11 000 participants, montrant qu’une supplémentation quotidienne ou hebdomadaire en vitamine D réduit de 40% le risque d’infections respiratoires chez les personnes carencées, et de 12% même chez les personnes avec des niveaux initialement normaux.
Saviez-vous ?
Des études montrent qu’un taux optimal de vitamine D est associé à 40% moins d’infections respiratoires, ce qui explique la recrudescence des rhumes et grippes en hiver, quand le taux de vitamine D est au plus bas.
3. Fonction Musculaire
Le rôle de la vitamine D dans la fonction musculaire s’avère crucial tout au long de la vie, avec des implications particulièrement importantes pour les populations à risque. La contraction musculaire dépend de niveaux adéquats de vitamine D car celle-ci régule l’expression de protéines impliquées dans le couplage excitation-contraction au niveau du réticulum sarcoplasmique, ainsi que dans le transport du calcium intracellulaire nécessaire au glissement des filaments d’actine et de myosine, les fibres musculaires exprimant d’ailleurs des récepteurs à la vitamine D (VDR) qui modulent directement leur fonction contractile. La force et la puissance musculaires bénéficient significativement d’un statut optimal en vitamine D : plusieurs méta-analyses ont confirmé qu’une supplémentation chez les personnes carencées ou insuffisantes améliore la force musculaire de 5 à 15% selon les groupes musculaires, particulièrement au niveau des membres inférieurs, avec des bénéfices plus marqués chez les personnes âgées et les sportifs ayant des niveaux initialement bas. L’équilibre et la coordination, fonctions neuromusculaires complexes essentielles à la prévention des chutes, s’améliorent également avec la correction d’une carence en vitamine D, plusieurs études montrant une réduction des oscillations posturales et une amélioration des tests d’équilibre dynamique après supplémentation. La prévention des chutes chez les seniors représente un enjeu majeur de santé publique puisque les chutes sont la première cause de fractures ostéoporotiques et de perte d’autonomie : une méta-analyse regroupant plus de 30 000 participants a établi qu’une supplémentation en vitamine D (700-1000 UI par jour) réduit le risque de chutes de 19 à 23% chez les personnes âgées, cet effet s’expliquant par l’amélioration de la force musculaire, de l’équilibre et potentiellement de la vitesse de réaction neuromusculaire.
4. Autres Fonctions
Au-delà de ses rôles osseux, immunitaires et musculaires, la vitamine D participe à de nombreuses autres fonctions physiologiques. L’humeur et plus spécifiquement la dépression saisonnière présentent un lien établi avec les niveaux de vitamine D : les récepteurs à la vitamine D sont présents dans les zones cérébrales impliquées dans la régulation de l’humeur comme l’hippocampe et l’hypothalamus, et la vitamine D module la synthèse de neurotransmetteurs comme la sérotonine et la dopamine, plusieurs études observationnelles montrant une corrélation entre faibles niveaux de vitamine D et symptômes dépressifs, bien que les études d’intervention donnent des résultats mitigés suggérant que la supplémentation aide principalement les personnes avec une carence avérée. La fonction cognitive et la protection neuronale bénéficient de la vitamine D qui exerce des effets neuroprotecteurs en réduisant le stress oxydatif, en modulant les niveaux de calcium intracellulaire et en stimulant la production de facteurs neurotrophiques, des études prospectives suggérant qu’un statut optimal en vitamine D pourrait réduire le risque de déclin cognitif et de démence de 20 à 30%, bien que des essais interventionnels de grande ampleur soient encore nécessaires pour confirmer un lien de causalité. La santé cardiovasculaire fait intervenir la vitamine D dans la régulation de la pression artérielle via son action sur le système rénine-angiotensine, l’endothélium vasculaire et la fonction cardiaque directe, les données observationnelles montrant qu’une carence sévère augmente le risque d’hypertension, d’infarctus et d’AVC de 30 à 80%, bien que les essais de supplémentation n’aient pas encore clairement démontré qu’augmenter les niveaux de vitamine D réduit les événements cardiovasculaires chez des personnes initialement non carencées. Le métabolisme glucidique et la sensibilité à l’insuline s’améliorent avec des niveaux optimaux de vitamine D qui favorise la sécrétion d’insuline par les cellules bêta du pancréas et améliore la sensibilité des tissus périphériques à l’insuline, plusieurs méta-analyses montrant qu’une supplémentation chez les personnes carencées améliore modestement mais significativement le contrôle glycémique et pourrait réduire le risque de développer un diabète de type 2. Enfin, la reproduction masculine et féminine dépend également de la vitamine D : chez l’homme, elle influence la production de testostérone et la qualité du sperme, les études montrant une corrélation entre niveaux de vitamine D et mobilité spermatique, tandis que chez la femme, elle participe à la maturation folliculaire ovarienne et à l’implantation embryonnaire, des niveaux optimaux étant associés à de meilleurs taux de réussite en procréation médicalement assistée.
La Carence en Vitamine D : Un Problème Majeur
Prévalence en France
- 80% des Français ont un taux insuffisant (moins de 30 ng/mL)
- 40% sont en carence (moins de 20 ng/mL)
- Le déficit est maximal en fin d’hiver (février-mars)
Facteurs de Risque
Le déficit généralisé en vitamine D dans les populations modernes s’explique par deux catégories de facteurs de risque qu’il est essentiel de comprendre pour identifier les personnes nécessitant une supplémentation.
L’exposition solaire insuffisante représente de loin la cause principale de carence dans nos sociétés modernes. La vie en intérieur, que ce soit au bureau, en télétravail ou simplement par mode de vie urbain, prive la peau des rayons UVB nécessaires à la synthèse de vitamine D, les travailleurs de bureau pouvant passer 90% de leur temps en intérieur avec une exposition solaire négligeable. Le port de vêtements couvrants pour des raisons culturelles, religieuses ou simplement climatiques bloque l’accès des UVB à la peau, une personne portant des vêtements longs et un couvre-chef ne pouvant synthétiser pratiquement aucune vitamine D même en plein soleil. L’utilisation systématique de crème solaire, bien que justifiée par la prévention du cancer de la peau, bloque également la synthèse de vitamine D : une crème solaire SPF 15 réduit la production de 99%, un SPF 30 de 99,5%, créant un dilemme entre protection cutanée et synthèse vitaminique. La latitude élevée comme celle du Nord de la France (au-dessus du 45e parallèle) fait que l’angle d’incidence du soleil est trop oblique pendant une grande partie de l’année, les UVB ne traversant pas efficacement l’atmosphère pour atteindre la peau, même en plein midi de novembre à février. La saison hivernale d’octobre à avril dans l’hémisphère nord rend la synthèse cutanée de vitamine D impossible ou négligeable, même lors d’exposition solaire, en raison de l’angle du soleil trop bas et des journées trop courtes, expliquant pourquoi les niveaux de vitamine D atteignent leur point le plus bas en fin d’hiver (février-mars).
Les facteurs individuels modulent considérablement la capacité de chacun à maintenir des niveaux suffisants de vitamine D. La peau foncée, riche en mélanine qui agit comme un filtre naturel contre les UVB, nécessite une exposition solaire 3 à 6 fois plus longue qu’une peau claire pour synthétiser la même quantité de vitamine D, expliquant pourquoi les personnes d’origine africaine, nord-africaine ou asiatique vivant en Europe présentent des taux de carence atteignant 60 à 80%. L’âge avancé s’accompagne d’une réduction drastique de la capacité de synthèse cutanée : à 70 ans, la peau ne produit plus que 25% de la vitamine D qu’elle produisait à 20 ans pour une même exposition UVB, combiné à une sortie moins fréquente et une exposition solaire réduite, les personnes âgées constituent une population à très haut risque de carence sévère. L’obésité (IMC > 30) séquestre la vitamine D liposoluble dans le tissu adipeux, réduisant sa biodisponibilité : les personnes obèses ont besoin de doses 2 à 3 fois supérieures pour atteindre les mêmes niveaux sanguins qu’une personne de poids normal. La malabsorption intestinale dans des pathologies comme la maladie de Crohn, la maladie cœliaque ou suite à une chirurgie bariatrique compromet l’absorption de la vitamine D alimentaire et supplémentaire, nécessitant des doses bien supérieures aux recommandations standard. Enfin, certains médicaments augmentent le métabolisme hépatique de la vitamine D et en accélèrent l’élimination, notamment les anticonvulsivants (phénytoïne, phénobarbital), les corticoïdes au long cours et certains antirétroviraux, les personnes sous ces traitements devant faire l’objet d’une surveillance accrue de leur statut vitaminique.
Symptômes de Carence
Les manifestations cliniques de la carence en vitamine D se développent progressivement et peuvent être regroupées en symptômes précoces et avancés selon la sévérité et la durée du déficit.
Les symptômes précoces apparaissent généralement lorsque le taux sanguin descend sous 20 ng/mL et correspondent à une carence modérée. La fatigue chronique, sensation d’épuisement persistante sans cause identifiable, représente l’un des symptômes les plus fréquemment rapportés par les personnes carencées, plusieurs études d’intervention montrant qu’une supplémentation améliore significativement les scores de fatigue chez 40 à 60% des personnes carencées en 2 à 4 semaines. La faiblesse musculaire, particulièrement au niveau des cuisses et des bras, se manifeste par des difficultés à monter les escaliers, à se relever d’une chaise ou à porter des charges, résultant de l’effet direct de la carence sur la fonction contractile des fibres musculaires. Les douleurs osseuses diffuses, souvent décrites comme des douleurs sourdes touchant les côtes, le bassin, les jambes et le dos, peuvent être confondues avec de la fibromyalgie ou de l’arthrose mais correspondent en réalité à une déminéralisation osseuse débutante. Les crampes musculaires, particulièrement nocturnes au niveau des mollets, reflètent les perturbations du métabolisme calcique consécutives à la carence en vitamine D. La baisse de moral et l’irritabilité, voire des symptômes dépressifs francs dans les carences plus marquées, s’expliquent par l’action de la vitamine D sur les neurotransmetteurs cérébraux et l’axe hypothalamo-hypophysaire.
Les symptômes avancés témoignent d’une carence sévère et prolongée, généralement avec des taux inférieurs à 10 ng/mL. Les infections à répétition, particulièrement respiratoires mais aussi urinaires ou cutanées, reflètent l’affaiblissement profond du système immunitaire dépendant de la vitamine D, les personnes sévèrement carencées pouvant présenter 3 à 4 fois plus d’épisodes infectieux que la population générale. Les fractures de fatigue, survenant sans traumatisme majeur lors d’activités normales, signalent une fragilité osseuse critique où la résistance mécanique du squelette est compromise par une minéralisation défectueuse. L’ostéomalacie chez l’adulte, équivalent du rachitisme infantile, correspond à un ramollissement généralisé du tissu osseux par défaut de minéralisation de la matrice organique nouvellement formée, se manifestant par des douleurs osseuses intenses, des déformations squelettiques progressives et un risque fracturaire majeur. Le rachitisme chez l’enfant, devenu rare dans les pays développés grâce à la supplémentation systématique des nourrissons, se caractérise par des déformations osseuses typiques (jambes arquées, élargissement des poignets et des chevilles, déformation du crâne) résultant de l’impossibilité de minéraliser correctement le squelette en croissance rapide.
Attention
Ces symptômes sont non spécifiques et peuvent avoir d’autres causes. Seule une prise de sang permet de confirmer une carence.
Interpréter son Taux Sanguin
Le dosage de la 25(OH)D (calcidiol) est le marqueur de référence :
| Taux (ng/mL) | Interprétation |
|---|---|
| Moins de 10 | Carence sévère |
| 10-20 | Carence |
| 20-30 | Insuffisance |
| 30-60 | Optimal |
| 60-100 | Acceptable |
| Plus de 100 | Excès (risque toxicité) |
Objectif recommandé : 40-60 ng/mL pour bénéficier de tous les effets protecteurs.
Les Sources de Vitamine D
Le Soleil : Source N°1
La synthèse cutanée peut couvrir 80-90% des besoins si l’exposition est suffisante.
Conditions optimales :
- Exposition de 15-20 minutes
- Entre 11h et 15h
- Bras et jambes découverts
- Sans crème solaire (ou indice inférieur à 15)
- De avril à septembre en France
Limites :
- Impossible en hiver en France (soleil trop bas)
- Risque de cancer de la peau si surexposition
- Production réduite avec l’âge et la peau foncée
L’Alimentation : Contribution Limitée
Les sources alimentaires ne couvrent que 10-20% des besoins :
| Aliment | Teneur pour 100g | % des besoins* |
|---|---|---|
| Huile de foie de morue | 250 µg | 1000% |
| Saumon sauvage | 25 µg | 100% |
| Hareng, maquereau | 15-20 µg | 60-80% |
| Sardines | 10-15 µg | 40-60% |
| Œuf (jaune) | 2-3 µg | 8-12% |
| Champignons (exposés UV) | 5-10 µg | 20-40% |
| Lait enrichi | 1-2 µg | 4-8% |
*Basé sur un besoin de 25 µg (1000 UI)/jour
Astuce
Les poissons gras sauvages contiennent plus de vitamine D que les poissons d’élevage. Consommez-en 2 à 3 fois par semaine.
La Supplémentation : Souvent Nécessaire
Compte tenu du mode de vie moderne et du climat français, la supplémentation est recommandée pour la majorité de la population, au moins d’octobre à avril.
Dosage : Combien de Vitamine D Prendre ?
Recommandations Officielles vs Optimales
| Source | Dose recommandée |
|---|---|
| ANSES (France) | 400-600 UI/jour |
| EFSA (Europe) | 600-800 UI/jour |
| Endocrine Society (USA) | 1000-2000 UI/jour |
| Experts / Études récentes | 2000-4000 UI/jour |
Les recommandations officielles sont considérées comme insuffisantes par de nombreux experts pour atteindre un taux sanguin optimal (40-60 ng/mL).
Dosage Recommandé par Profil
| Profil | Dose quotidienne |
|---|---|
| Adulte en bonne santé | 1000-2000 UI |
| Personne à risque* | 2000-4000 UI |
| Carence avérée | 4000-10000 UI (sous contrôle médical) |
| Enfant | 400-1000 UI selon l’âge |
| Femme enceinte | 1000-2000 UI |
*À risque : personne âgée, peau foncée, obèse, peu exposée au soleil
Protocole Pratique
Dose d’entretien : 2000 UI/jour
C’est le dosage optimal pour la plupart des adultes. Il permet d’atteindre un taux sanguin de 40-60 ng/mL en 2-3 mois.
Phase de correction (si carence) :
Votre médecin peut prescrire :
- 4000-10000 UI/jour pendant 8-12 semaines
- Ou une ampoule de 100 000 UI/semaine pendant 4 semaines
Puis retour à une dose d’entretien.
D2 vs D3 : Laquelle Choisir ?
Vitamine D3 (Cholécalciférol) - Recommandée
Avantages :
- 2-3x plus efficace que la D2
- Demi-vie plus longue (2-3 semaines)
- Forme naturellement produite par le corps
- Plus stable dans les suppléments
Sources :
- Lanoline (graisse de laine de mouton) - la plus courante
- Lichen - option végane
- Huile de poisson
Vitamine D2 (Ergocalciférol)
Avantages :
- Origine végétale
- Adaptée aux végans
Inconvénients :
- Moins efficace
- Demi-vie plus courte
- Nécessite des doses plus élevées
Notre recommandation
Privilégiez la D3. Si vous êtes végan, optez pour une D3 issue de lichen plutôt que pour de la D2.
L’Association Vitamine D + K2
Pourquoi cette Synergie ?
La vitamine D augmente l’absorption du calcium intestinal. La vitamine K2 active l’ostéocalcine, une protéine qui :
- Dirige le calcium vers les os
- Empêche le calcium de se déposer dans les artères
Sans K2 suffisante, un excès de calcium peut se déposer dans les vaisseaux sanguins (calcification artérielle).
Qui devrait associer D3 et K2 ?
Recommandé pour :
- Doses de D3 supérieures à 2000 UI/jour
- Personnes prenant du calcium
- Risque cardiovasculaire
- Ostéoporose
Moins nécessaire si :
- Alimentation riche en K2 (fromages fermentés, natto)
- Doses modérées de D3 (moins de 2000 UI)
Forme de K2 Recommandée
La MK-7 (ménaquinone-7) est la forme la plus efficace :
- Demi-vie longue (72h vs 2h pour MK-4)
- Meilleure biodisponibilité
- Dose efficace : 100-200 µg/jour
Quand et Comment Prendre la Vitamine D ?
Timing Optimal
Moment de la journée :
- Pendant un repas contenant des graisses (vitamine liposoluble)
- Matin ou midi de préférence (peut perturber le sommeil le soir chez certains)
- L’essentiel est la régularité
Fréquence de Prise
| Fréquence | Avantages | Inconvénients |
|---|---|---|
| Quotidienne | Taux stable, plus physiologique | Risque d’oubli |
| Hebdomadaire | Pratique, moins d’oublis | Acceptable si dose adaptée |
| Mensuelle (ampoule) | Très pratique | Pics et creux, moins physiologique |
Notre recommandation : prise quotidienne ou hebdomadaire pour un taux sanguin stable.
Durée de Supplémentation
- Minimum : octobre à avril (6 mois)
- Idéal : toute l’année si faible exposition solaire
- Contrôle sanguin recommandé après 3 mois puis 1x/an
Effets Secondaires et Sécurité
Sécurité à Doses Recommandées
La vitamine D est très sûre aux doses habituelles (1000-4000 UI/jour). La toxicité est rare et survient généralement avec :
- Des doses supérieures à 10 000 UI/jour pendant plusieurs mois
- Un taux sanguin supérieur à 100 ng/mL
Symptômes de Surdosage
- Nausées, vomissements
- Perte d’appétit
- Soif excessive
- Urination fréquente
- Faiblesse
- Calcification des tissus mous (cas extrêmes)
Précautions
Consultez un médecin si :
- Maladie rénale
- Hypercalcémie
- Sarcoïdose ou autre granulomatose
- Prise de médicaments interagissant avec la vitamine D
Interactions Médicamenteuses
Certains médicaments réduisent l’absorption ou augmentent le métabolisme de la vitamine D :
- Anticonvulsivants
- Corticoïdes
- Certains antirétroviraux
- Orlistat (médicament anti-obésité)
Pour Qui la Supplémentation est-elle Recommandée ?
Fortement Recommandée
- Tous les adultes d’octobre à avril en France
- Personnes âgées (plus de 65 ans)
- Personnes à peau foncée
- Personnes obèses
- Travailleurs en intérieur
- Femmes enceintes et allaitantes
- Nourrissons (recommandation systématique)
Particulièrement Bénéfique
- Sportifs (force musculaire, récupération)
- Personnes souffrant de dépression saisonnière
- Patients avec maladies auto-immunes
- Personnes avec ostéoporose ou risque de fracture
Conclusion
La vitamine D est essentielle à notre santé globale : os, immunité, muscles, humeur. Malgré son importance, la majorité des Français sont en insuffisance, surtout en hiver.
Points clés à retenir :
- Privilégiez la vitamine D3 à la D2
- Un dosage de 2000 UI/jour est optimal pour la plupart
- Prenez-la avec un repas contenant des graisses
- Supplémentez-vous au moins d’octobre à avril
- Faites contrôler votre taux sanguin pour ajuster le dosage
La vitamine D est l’un des compléments les plus importants et les plus rentables pour la santé. Ne négligez pas cette “vitamine du soleil”.
FAQ Rapide
Peut-on synthétiser de la vitamine D à travers une vitre ? Non. Le verre bloque les UVB nécessaires à la synthèse de vitamine D.
Les cabines UV permettent-elles de produire de la vitamine D ? Oui, mais les risques pour la peau (cancer, vieillissement) dépassent largement les bénéfices. La supplémentation est préférable.
Combien de temps pour voir les effets ? 2-4 semaines pour ressentir une amélioration de l’énergie, 2-3 mois pour normaliser le taux sanguin.
Pour plus de questions, consultez notre FAQ complète sur la vitamine D.
Nos Tests de Vitamines D
Nous avons testé plusieurs vitamines D pour vous aider à choisir :
- Vitamine D3 Novoma - Excellent rapport qualité-prix
- Vitamine D3 Solgar - Qualité premium
- Vitamine D3+K2 Nutrimuscle - Le duo optimal
- Vitamine D3+K2 Nutripure - Qualité française
Pour une comparaison détaillée, consultez notre comparatif des meilleures vitamines D3.
Sources Scientifiques
Les informations de ce guide s’appuient sur les recherches les plus récentes :
- Recommandations de l’ANSES sur la vitamine D
- Position de l’Endocrine Society sur la vitamine D
- Études cliniques sur PubMed
- Avis de l’EFSA sur les allégations santé
- Données de Santé Publique France sur la prévalence des carences
À lire aussi
Tests produits

Novoma
Vitamine D3 2000 UI
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Solgar
Vitamine D3 1000 UI
Un classique indémodable pour ceux qui privilégient les marques établies et la disponibilité en pharmacie.

Nutrimuscle
Vitamine D3+K2
Le meilleur complexe D3+K2 du marché français. La qualité Quali-D® et MenaQ7® garantit une efficacité optimale pour la santé osseuse et immunitaire.

Nutripure
Vitamine D3+K2 Bio
Excellent complexe D3+K2 français avec un support huile d'olive bio. Le choix malin pour une supplémentation complète et naturelle.
